Lettre d’Ethiopie N 34

SPECIAL AWASH
dimanche 13 janvier 2008
par  Webmestre
popularité : 69%

Et c’est reparti pour un tour...
Erratum : la dernière lettre est numérotée 32 au lieu de 33... Il y a donc 2 lettres 32.

Après une petite semaine de reprise du travail, nous décidons de partir à la découverte du parc d’Awash situé en pays Afar. Pour une première prise de contact, nous apprécions nous adjoindre les services d’un chauffeur et d’une voiture de location. On ne sait jamais sur quoi on peut tomber et surtout cela permet d’aller droit au but sans manquer les points sympas.
Nous embarquons samedi matin tôt. Le décollage est prévu à 7h00. Nous avons 220 km à parcourir pour accéder au parc. Le trajet suit la route qui mène à Djibouti. C’est un axe important pour l’alimentation du pays en produits importés via le port sur la Mer rouge.

Si ce n’est la présence de nombreux camions, la route se passe bien et nous sommes aux portes du parc vers 10h30. Nous nous acquittons du droit d’entrée et embarquons un garde armé. Il nous aidera à visualiser les animaux et pourra, le cas échéant, négocier avec les Afar. Sur la partie sud du parc les risques sont quasi inexistants. Par contre, côté nord, c’est une autre paire de manches. Le garde armé est indispensable tant les rencontres peuvent vite être inconfortables. C’est à un point tel, que nous n’irons pas du tout de ce côté, les tribus locales sont vives en ce moment.
Nous entrons dans le parc et nous nous dirigeons vers le quartier général. Un lion en cage est exhibé. Il a été recueilli par une famille qui en a fait son animal de compagnie. Une fois que le gentil chat a grandi, il ne rentrait plus dans le salon et les autorités locales ont récupéré l’animal. Il terminera ses jours dans le zoo d’Addis-Abeba.

Nous profitons de la halte pour visiter le musée. C’est modeste, mais cela donne une idée de la vie animale qui est présente.

Nous reprenons la voiture et descendons en direction des cascades de la rivière Awash. Il y a suffisamment d’eau pour bénéficier d’un beau spectacle. La visite se poursuit quelques centaines de mètres plus loin dans les aires de camping. Trois phacochères filent à travers les fourrés à notre arrivée. Nous garons la voiture en bordure de la rivière... Et là, surprise ! Deux beaux crocodiles ont élu domicile sur l’emplacement réservé au camping, et un avait un poissonchat dans la gueule. Normalement, selon les guides, ce genre de bestiole reste sur l’autre rive de la rivière ! L’aire de camping est réputée sûre. Il semble que le saurien n’a pas lu les guides et ne se sente pas gêné pour escalader le petit escarpement qui sépare la rivière de l’aire de camping. On évitera le plan “tentes” pour le moment...
La piste nous conduit à présent à travers une belle savane aux couleurs dorées. Deux koudous et une nuée de calaos nous offrent un beau spectacle. Les babouins nous observent sans être effarouchés. Notre route nous conduit ainsi jusqu’au lodge Kereyou, nom d’une ethnie voisine du lieu. Jo trouve d’ailleurs que la coiffure des hommes de cette ethnie a inspiré le créateur des playmobil. L’hôtel est situé en haut de belles gorges où coule la rivière Awash en contre-bas. Nous y prenons notre déjeuner et la petite brise tempère la chaleur. En effet, depuis Addis-Abeba nous avons perdu 1 400 m et le thermomètre s’en ressent. Il fait presque 35° à l’ombre. Si le service de restauration est rapide et la nourriture plutôt bonne, il en est tout autrement pour l’hébergement. Une série de caravanes est alignée sous des abris en tôle. Elles sont toutes en mauvaise état, et on a du mal à croire que l’alimentation en eau fonctionne. De loin, l’idée de dormir dans le parc peut sembler sympa, mais une fois entré dans le lodge on garde l’adresse en cas d’absolue nécessité.

Vers 15h30, nous reprenons la piste. Nous avons droit à un festival d’oryx, quelques gazelles, dik-dik, pintades et trois phacochères. La lumière de fin d’après midi est superbe ; la savane prend des tons dorés.

Avant de quitter le parc, nous essayons de revoir des crocodiles. C’est un autochtone qui nous a aidé à les voir. Sur un petit îlot, deux beaux spécimen prenaient le soleil. Sans l’aide d’un oeil avisé, impossible de distinguer l’animal des branchages. Cela invite à la prudence.
A présent, le soleil décline et nous sortons du parc. Nous sommes ravis de la visite. Ce n’est la Tanzanie, mais c’est très plaisant.

Nous prenons la direction de la petite ville d’Awash. Nous avons réservé des chambres au buffet de la gare. Comme son nom l’indique, l’hôtel est situé à quelques mètres dans la station de chemin de fer. La rareté des trains est une bonne garantie de tranquillité. C’est un lieu réputé pour sa cuisine... Et surtout le seul où un Blanc pas trop aventurier puisse dormir. C’est simple et propre, nous ferons avec. L’installation électrique et sanitaire est folklorique. Tant pis pour la douche, elle attendra le lendemain à la maison.

Notre repas est dans le prolongement de la journée : nous mangeons de l’oryx, animal que nous avons pu largement observer dans le parc.
Le soir venu, comme il n’y a rien à faire, nous partons nous coucher tôt...
Tout est calme et seul les conversations de quelques clients perturbent le silence de la nuit. Le sommeil nous gagne quand.... Dans les premières heures de la nuit un grondement nous réveille. Un train ! L’événement est tellement exceptionnel qu’il ne viendrait à personne l’idée de contester. Pendant un temps assez long, nous entendons le bruit des manoeuvres, les coups d’accélérateur de la locomotive, les voix des vendeurs de nourriture. Dans notre demi-sommeil nous avons du mal à savoir s’il y a un ou dix trains tant tout cela nous semble confus. L’affaire semble interminable.
Le calme revient et le sommeil aussi quand tout à coup, re-belote ! Le grondement sourd d’un gros diesel nous réveille. C’est à croire que la locomotive est garée dans notre chambre. Aude regarde l’heure : 5h45. Nous essayons de faire abstraction du bruit... Rien à faire, l’ambiance sonore fait s’envoler toute idée de repos allongé. On n’entend même plus le pope, c’est pour dire !

Finalement, quitte à être réveillé, autant profiter du spectacle. Aude et Hervé se lèvent et sortent. Ils seront rapidement rejoints par Jo et les enfants. Le jour se lève à peine. Devant eux s’offre une vision incroyable de vie, de bruit. Un train de marchandises est stationné en gare. Il est composé de tombereaux ouverts et d’une voiture de 3e classe en queue. Les voyageurs occupent l’ensemble du convoi. Telles des fourmis, des porteurs récupèrent des sacs qui sont débarqués des wagons. Des vendeurs de beignets, injera (galette de graines de tef) et boissons proposent leurs produits aux voyageurs. Ca monte, ça descend, ça change de wagon, ça discute... Beaucoup de monde sur les quais assiste au spectacle des manoeuvres. Le train est coupé, des wagons sont laissés en gare et d’autre sont ajoutés. Les manoeuvres sont difficilement compréhensibles. Beaucoup de bruits, de coups de sifflets sont donnés pour modifier la modeste composition du convoi. Puis, 2 heures après, un grand coup de sifflet donne le départ. Le train s’ébranle, un passager se signe et c’est parti pour le voyage. Les passagers n’ayant pas de billet profitent du départ pour monter sans payer. Le train n’a pas fait 100 mètres qu’il s’arrête : un homme corpulent court derrière, des papiers semblent avoir été oubliés...Finalement, le train reprend sa route.
Toute la famille n’a pas perdu une miette du spectacle et ne regrette pas la petite nuit.

Notre petit déjeuner pris, nous faisons un petit tour sur le marché. Pas de quoi faire chauffer la carte bleue, mais l’ambiance est sympathique. La visite est agréable.

Le soleil monte et chauffe. Nous commençons notre retour sur Addis-Abeba. La route suit la voie ferrée et rapidement nous rattrapons le train. Coup de chance c’est un point remarquable de la ligne : l’endroit où la ligne est construite sur une petite digue qui traverse un lac. Il faut voir le train dessus pour se convaincre que cela est possible. C’est un superbe spectacle dont l’Afrique a le secret.
Sur le retour, nous faisons un crochet par Soderet. Le lieu est réputé pour sa piscine chauffée par les sources d’eau chaude. Le génie des vendeurs de bord de route est de proposer le bon article au bon endroit. En l’occurrence, des bouées gonflables et des maillots de bain sont vendus. Nous prenons un verre au milieu des petits singes. Les enfants s’amusent des acrobaties des primates très intéressés par les déchets laissés par les clients.

Nous déjeunons ensuite à Debre Zeit. L’établissement est installé en haut d’un ancien volcan dont le cratère est occupé par un beau lac vert.
Voilà le récit d’un petit week-end bien agréable. C’est l’aventure à quelques kilomètres de la maison. De retour, de gros nuages barrent le ciel, le vent souffle. C’est le signe de l’arrivée de la petite saison des pluies. Elle est décrite comme agréable et peu gênante. Nous l’espérons, car nous avons bien pris goût au soleil non stop.

@ suivre



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Brèves

Le Khmer, ça vous parle ?

dimanche 22 janvier 2012

Comment apprendre les premiers mots de khmer simplement ?

En suivant le lien.....

Sur le Web : Khmer

Metro, Monorail, et pas de taxi

dimanche 1er janvier 2012

Le métro fonctionne bien à Dubaï. Le monorail aussi, mais il n’y a pas de taxi à la sortie !

La ligne s’achève dans un centre commercial inachevé et sortir de la zone n’est pas simple. Le moyen de transport est somme toute drôle et pour en profiter, mieux vaut le prendre en début de ligne côté ville et revenir en taxi une fois la balade au bout du palmier achevée.

Sur le Web : Dubai Monorail

Aquaventure, mode d’emploi

jeudi 22 décembre 2011

Il y a des moments où on se sent un peu bête... Une fois entrés dans le parc Aquaventure, nous ne savions pas du tout comment faire ! Devons nous garder nos chaussures, nous changer ? Où poser nos affaires ?

En fait, c’est tout simple ! Il suffit de se changer dans les vestiaires, de rester pieds nus (le sol est fait d’un dallage assez doux, à l’ombre), de trouver une place sur une des plages et de trouver une bouée pour flotter au gré des courants et autre remontes pentes ! Ensuite, le courant et la pente nourrissent la suite du voyage. Les enfants ont adoré.