Lettre d’Ethiopie numéro 19

samedi 6 octobre 2007
par  Webmestre
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Le suspens continue. Les dernières nouvelles de notre container datent de jeudi. Il était sur le point de quitter Djibouti et devait être livré samedi dans la journée. Un homme est même passé pour vérifier si le convoi peut passer dans notre rue. Bien lui en a pris, car la remorque et son chargement ne passent. Il faudra le recours d’un camion plus petit pour arriver à la maison.

Et puis, plus de nouvelles. Qui vivra verra !

Jeudi a été un bonne journée pour notre taxi contrat. Il entre dans le jardin et, pour une raison inconnue la roue de gauche est allée à gauche et celle de droite à droite. Direction rompue. Pour remettre la voiture en ordre de marche, le chauffeur et le gardien soulèvent l’engin pour mettre les 2 roues dans la même direction. Et que croyez-vous qu’il arriva ? La voiture commence à dévaler dans le jardin faute de frein à main serré. Tout est bien qui fini bien, du moins pour nous, le taxi a quitté le jardin.
La maison a changé d’aspect depuis qu’Aude a posé les rideaux. Cela a constitué une belle aventure pour faire comprendre à la couturière la nature des travaux à opérer sur les étoffes. C’est l’électricien qui est venu poser les tringles à rideaux. En passant, il a commencé à changer certaines prises pour permettre le branchement de nombre d’appareils qui sont... Dans le container !

Dans la série des nouvelles de la semaine, les démarches avancent pour la voiture. Le démarcheur nous a pris les plaques pour les porter au ministère des Affaires étrangères et nous a demandé 5000 ETB pour l’assurance. Nous imaginons que c’est bon signe.

Nous allons prendre contact avec 3 chauffeurs pour assurer les transports dans la semaine et certains trajets pendant les vacances. En fonction de leur connaissance du pays, style de conduite, pratique de l’anglais (pour le français ce n’est pas évident...), nous opérerons notre choix. Pour les périples dans le pays, il est plus prudent, quand nous ne serons pas en convoi, de disposer d’un homme qui parle amharique pour nous dépatouiller en cas de problème. Par exemple, si la voiture tombe en panne, il faut trouver un camion sur lequel nous chargerons l’auto pour la rapatrier sur Addis.

Les enfants ont de leur côté débuté les activités à l’école. Inès fait de la peinture et Léo se lance dans le football. Si pour notre fille l’activité est bien menée, l’animation sportive est plus discutable. Notre fils est plongé au milieu de plus grands (des CM1 et CM2) qui pratiquent depuis longtemps ce sport. L’animateur ne fait pas preuve de beaucoup de pédagogie pour les débutants et Léo court après le ballon sans vraiment pouvoir le toucher. Enfin, si, une fois, en pleine figure. Il a été bien secoué... Un ballon en cuir aussi grand que son visage ne fait pas de cadeau ! C’est le métier qui entre. Son maître, conscient de la chose, va proposer de rééquilibrer les groupes pour rassembler les enfants par niveau ou âge.

Bonne nouvelle météo, il semble que cette semaine marque la fin de la saison des pluies. Les Ethiopiens nous prédisaient cette échéance pour la fête de Meskel. Les jours qui ont suivi ont été très copieusement arrosés avec orage, vent et grêle. Et puis en 24h, depuis vendredi, changement radical. Le vent a changé de direction, le ciel est devenu d’un bleu absolument limpide. Plus un nuage à l’horizon. C’est le début de la saison sèche, qui doit durer au moins 6 mois. Il y fait frais le matin (pour info 17° dans le salon ce matin) et bon la journée (aux environs de 25° en moyenne). Cette perspective n’est pas faite pour nous déplaire.

La nature confirme également le changement de saisons : de nouveaux oiseaux font leur apparition et Eli la tortue commence à quitter le compost.
Côté logistique du “domaine”, le changement de gardien de nuit a provoqué un élan positif chez le personnel ! Les gardiens jardinent sans ménagement et la maison est de plus en plus plaisante. Chaque jour nous réserve notre lot de surprises. Par exemple, hier, c’étaient les bordures du gazon qui ont pris l’allure d’un jardin anglais. Le jardinier fait cela avec des ciseaux, comme toute la coupe de l’herbe. Goulp ! cela nous a fait un choc.

---------- 09h15 ---- Flash spécial -------- Aude vient de contacter le correspondant du déménageur. Impossible d’avoir des infos précises. Dernier motif invoqué “c’est ramadan à Djibouti”... Aude enrage, d’autant plus qu’elle ne parvient pas à passer sa colère au téléphone, en anglais. Il y en a qui ne connaissent pas leur chance... ----9h30---- coup de téléphone ----- le déménagement n’arrivera pas avant lundi ou ------ mardi après midi ------- May be ----

Nous prenons notre mal en patience. Aude a pris un livre pour bouquiner au soleil, Hervé son appareil photo à la recherche d’oiseaux dans le jardin et nous avons puisé sur notre réserve de survie pour les enfants, à savoir une petite boite de playmobil acquise, au cas où, en Allemagne.

Faisons bon coeur contre mauvaise fortune, Hervé avait dû décliner l’offre de participer au repas du syndicat des travailleurs pour cause d’arrivée du container. Finalement, la famille honorera l’invitation.
Nous prenons le taxi, il fait beau et c’est quand bien plus plaisant de voir Addis sous le soleil.

Nous arrivons au lycée et descendons au local des travailleurs éthiopiens (nom du syndicat). L’accueil est très cordial et chaleureux. Tous le monde attendait notre venue et celle du chef d’établissement avant d’ouvrir les hostilités.
Au coeur de la pièce trône un mini-barbecue où chauffent des braises. Très vite, les grains de café sont apportés et sont torréfiés. Le parfum dégagé est particulièrement agréables. Le café sera dégusté en fin de repas. Une fois l’opération de torréfaction achevée, les grains sont remplacés par de l’encens.

Pour les boissons, nous avons le choix entre bière locale (appréciée des amateurs) et Pepsi.

Tout le monde est installé et le repas peut commencer. De grandes panières sont disposées sur les tables. Elles sont garnies de pain et d’enjira, galette traditionnelle (véritable base de la nourriture nationale). Un premier plat avec salade et tomates est servi. S’en est suivi au moins 4 plats de viandes : abats cuisinés (même Aude en a mangé), mouton grillé et clou du spectacle du boeuf cru. Se sont de grosses pièces dépassant la taille d’un point qui sont présentées. Si les Occidentaux attablés refusent le plat, Hervé est plongé dans un profond dilemme : refuser le plat et préserver sa santé, ou craquer au risque d’avoir quelques mauvaises surprises. Il prend quelques informations quant à l’origine de la viande, observe les convives autochtones se régaler et.... Que croyez-vous qu’il arrive.... Hervé craque et prend un bout de viande. La sauce qui l’accompagne est à base de piment. Pour ne pas dépareiller, il découpe la viande en petits morceaux, puis, avec les doigts, trempe les pièces dans la sauce et les avale. Peut-être qu’il regrettera son geste, mais la viande était délicieuse, tendre à souhait. Par précaution, il ne repiquera pas du plat certainement le plus dangereux d’Ethiopie !

Les amateurs comprendront combien il est difficile de résister devant une telle tentation.

A la fin du repas, le café est servi. En un mot : excellent.
Pendant ce temps, les enfants ont bien joué à l’extérieur. Quand, tout à coup, ils arrivent pour chercher leur papa : “Papa, viens, il y a un vautour !” . Hervé sort. Les enfants ne sont pas rassurés devant le volatile. En effet, un petit vautour se délectait des restes de viande dans la petite cour devant la salle de restauration. Difficile de le photographier, l’animal est craintif.

L’épisode passé, les enfants ont joué au ballon avec plaisir : le terrain de basket du lycée était uniquement pour eux. Le bonheur. Cette petite excursion baignée de culture et goûts éthiopiens aura aidé à faire passer la déception due à l’absence de livraison du container.

Nous sommes rentrés tranquillement à la maison sur le coup des 17 heures. Tranquillement, c’est une façon de parler. En effet notre taxi, choisi au hasard, n’avait rien de serein. Il a fallu négocier ferme pour éviter un prix excessif de la course, la voiture était en mauvais état, le chauffeur excité par une musique de “jeune” agressive. Il conduisait mal et à chaque arrêt resserrait les boulons de fixation du volant à l’axe de direction. En fin de course, il nous a proposé sa carte de visite. Nous avons refusé. Allez savoir pourquoi !

Nous faisons quelques courses pour le repas du soir et rentrons. A l’heure où ces lignes sont écrites, Hervé est toujours vivant et Aude prépare un rhum jus d’orange pour l’apéritif. Le breuvage sera accompagné de saucisse sèche, achetée la veille à bon prix (157 ETB). Faut-il aimer la charcuterie !

Entre 2 tranches, nous constatons que nous avons repris des couleurs. Il faut effectivement se méfier du soleil. Entre la relative fraîcheur de l’air, l’altitude et la proximité de l’équateur, le coup de soleil est vite arrivé si on n’y prend garde.

GRAND JEU CONCOURS DU WEEK-END
Un week-end (hors billet d’avion) sur Addis-Abeba à gagner en répondant à la question suivante : 
Donner le nom des oiseaux qui illustrent ces pages.
La réponse la plus précise remportera la prix !
Pour départager les ex aequo, question subsidiaire :
Que trouve-t-on précisément à proximité des loueurs de pièces automobile d’occasion ?

Bonne chance à tous.

Dimanche 7 octobre 2007

Nouvelle journée de soleil. Réveil en douceur. Hervé est toujours vivant sans ticket pour la foire du trône.
Le sommeil fût simplement coupé par un concert religieux dont les chants accompagnèrent nos oreilles à minuit, 6h, 6h30, 7h, etc. Si nous trouvons la personne qui a eu la bonne idée d’associer une église, un prêtre, un amplificateur et un haut parleur...
Il fait de nouveau beau, pas de nuage à l’horizon. La saison sèche a certainement débuté. Cela fait du bien au moral. En ouvrant les volets, le spectacle des oiseaux dans les arbres est charmant. Rien que pour cette raison, un nouvel objectif pour l’appareil photo sera sur la liste des courses l’été prochain. Idem pour un excellent livre sur les oiseaux.
Nous profitons d’un programme très allégé pour prendre notre temps et installer le petit déjeuner à l’extérieur. C’est à ce genre d’occasion que nous ne regrettons en rien notre décision de quitter la France !
Départ en taxi pour le Hilton, puis le Sheraton. -Hervé descend à la première halte pour faire un tour chez le coiffeur. Pour 39 ETB, le rapport qualité prix est excellent. Aude et les enfants stoppent au terminus. En attendant l’heure du repas, Léo et Inès profitent largement des jeux pour enfants. Nous rejoignons quelques membres de l’équipe du lycée pour le déjeuner.

Notre repas au Sheraton confirme la réputation de l’établissement, à savoir excellent.

@ suivre...


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Brèves

Le Khmer, ça vous parle ?

dimanche 22 janvier 2012

Comment apprendre les premiers mots de khmer simplement ?

En suivant le lien.....

Sur le Web : Khmer

Metro, Monorail, et pas de taxi

dimanche 1er janvier 2012

Le métro fonctionne bien à Dubaï. Le monorail aussi, mais il n’y a pas de taxi à la sortie !

La ligne s’achève dans un centre commercial inachevé et sortir de la zone n’est pas simple. Le moyen de transport est somme toute drôle et pour en profiter, mieux vaut le prendre en début de ligne côté ville et revenir en taxi une fois la balade au bout du palmier achevée.

Sur le Web : Dubai Monorail

Aquaventure, mode d’emploi

jeudi 22 décembre 2011

Il y a des moments où on se sent un peu bête... Une fois entrés dans le parc Aquaventure, nous ne savions pas du tout comment faire ! Devons nous garder nos chaussures, nous changer ? Où poser nos affaires ?

En fait, c’est tout simple ! Il suffit de se changer dans les vestiaires, de rester pieds nus (le sol est fait d’un dallage assez doux, à l’ombre), de trouver une place sur une des plages et de trouver une bouée pour flotter au gré des courants et autre remontes pentes ! Ensuite, le courant et la pente nourrissent la suite du voyage. Les enfants ont adoré.